En finir avec les callosités

 

Qu'est-ce que la corne et les callosités ?
Lorsque la peau est sèche, elle forme des zones généralement rondes et jaunâtres, plus grandes que des cors et avec des stries à la surface de la peau. Elles se forment sur le dessus et les côtés des orteils, sur la plante du pied, à l'arrière du talon. Elles sont causées par une pression permanente sur le pied. La corne a tendance à se faire ressentir par une sensation diffuse de brûlure alors que les cors provoquent une douleur aiguë.

Comment traiter la corne ?
Il est nécessaire d’amincir la corne et les callosités de façon progressive sur plusieurs jours. Pratiquez une exfoliation douce, à l’aide d’une râpe électrique comme Scholl Velvet Smooth par exemple, constituée de micro-grains exfoliants, en appuyant légèrement. Une exfoliation trop prononcée, continue et profonde rend la peau sensible, voire hypersensible, rendant l’appui douloureux. L’objectif est d’enlever les excès, sources de douleurs et d’irritations et d’assouplir la peau. Chaque exfoliation doit être suivie d’une bonne hydratation (Crème nourrissante pieds & ongles) de la peau car exfolier assèche la peau. 

Conseils du coach pour limiter l’apparition de la corne
Dans le cadre d’une activité physique et sportive (fitness, tennis, course à pied…), la qualité et le type de prise d’appui déterminent la localisation et le degré de contraintes qui s’appliquent au niveau de la peau et par conséquence la localisation des zones d’épaississement. Dans vos mouvements, plus vous attaquez par le talon et/ou martelez le sol, plus vous générez de contraintes et facilitez l’épaississement de la peau. En plus d’être peu efficace, l’onde de choc ainsi produite se répercute à l’ensemble du corps.

Pour plus d’efficacité et de réactivité, il faut chercher, dans les déplacements que vous effectuez, à automatiser une prise d’appui avant-pied qui permet un meilleur contrôle de l’impact et plus de réactivité, de dynamisme. Pour vous en rendre compte, sautillez sur place en vous réceptionnant par l’avant-pied (ce qui vient spontanément), puis par les talons, ce qui est immédiatement contraignant et douloureux… Cette réduction de l’impact lors de la prise d’appui, toutes disciplines confondues, requière un travail spécifique chez soi et en extérieur. Chez soi, en marchant pieds nus, pour développer davantage de sensibilité sous le pied puis, en extérieur, chaussé, en trottinant à faible allure et en se concentrant exclusivement sur la prise d’appui et la descente du talon. Mais aussi en évitant de trainer des pieds à chaque pas pour faire disparaitre tout frottement inutile car cela provoque un glissement du pied vers l’avant de la chaussure.

Fred Brigaud
Coach en biomécanique auprès de sportifs de haut niveau